Le président gabonais, Ali Bongo Ondimba a effectué lundi sa première visite officielle à Djibouti au lendemain de sa participation au 20ème sommet des chefs d’Etat et de gouvernements de l’Union africaine (UA) à Addis-Abeba (Ethiopie).
Au cours de cette visite éclaire de 24h, Ali Bongo Ondimba et son homologue djiboutien Ismaël Omar Guelleh ont posé les jalons de la coopération entre leur deux pays.
Cette visite, qui répond à la volonté des deux pays de favoriser des relations Sud-Sud et de consolider les liens d’amitié et politique qu’entretiennent Ali Bongo Ondimba et Ismaël Omar Guelleh, a été marquée par la signature de trois importants accords. L’accord cadre de coopération générale, l’accord de consultation diplomatique et l’accord portant sur la suppression des visas pour les détenteurs de passeports diplomatiques, de service et officiels. Ceux-ci ont été paraphés, en présence des deux chefs d’Etat, par leurs ministres des Affaires étrangères, Franck Emmanuel Issozet Ngondet et Ahmed Mahamoud, au palais présidentiel djiboutien.
Ces documents constituent, comme l’a souligné le président Ali Bongo Ondimba, les fondements de la future coopération que les deux pays entendent tisser de manière à rendre plus concrètes les énoncés régulières de coopération entre deux pays du Sud, et singulièrement, entre deux Etats africains. Le chef de l’Etat gabonais, insistant, par ailleurs, sur le pas important qui a été posé hier entre les deux pays. Le Gabon et Djibouti devant ensuite, a dit Ali Bongo Ondimba, explorer toutes les possibilités qui s’offrent à eux pour l’établissement d’une coopération dans plusieurs secteurs, notamment.
La visite, ce matin, du grand port de Doraleh et de la zone franche de Djibouti devrait permettre à la délégation gabonaise d’apprécier le niveau d’expertise Djiboutienne dans ce domaine, au regard de l’important trafic et de l’activité portuaire qui s’y déroulent. Notre pays étant engagé sur la voie de la dynamisation et de la modernisation de ses infrastructures portuaires. On retient, à cet égard, que Djibouti, pays ouvert sur de nombreux autres pays du Golfe à partir du golfe d’Eden, dispose d’une zone portuaire qui reçoit de nombreux navires approvisionnant d’autres pays de la corne de l’Afrique tels que l’Ethiopie.
Les accords signés devraient, selon le président djiboutien Omar Guelleh, ouvrir la voie prochaine dans les deux capitales de représentations diplomatiques voire consulaires. Une perspective non négligeable abordée, d’ailleurs, au cours du tête-à-tête que les deux hommes d’Etat ont eu peu après l’accueil à l’aéroport international de la capitale Djiboutienne. Le président gabonais a reçu un accueil chaleureux de la part des autorités Djiboutiennes (honneurs militaires, salutations par les personnalités, du corps diplomatique, bain de foule).
L’entrevue avec son homologue a porté sur plusieurs questions d’intérêt commun. Pays francophones et partageant une communauté de vues sur plusieurs sujets de politique et diplomatique africaines et internationales, le Gabon et la République de Djibouti ont régulièrement apporté leurs voies en accord avec celles de l’Union africaine et d’autres organisations multilatérales. Cette identité de vues a été confirmée, encore la veille, au sujet du Mali et des autres conflits et crises qui secouent le continent africain, au menu du 20e sommet de l’Union Africaine auquel les deux chefs d’Etat ont pris une part active à Addis-Abeba (Ethiopie).
Ali Bongo Ondimba et Omar Guelleh qui ont eu de fréquents échanges au cours de précédents sommets, rencontres internationales auxquelles ils participent. Et expriment des positions réalistes. Lors du dernier sommet sur les changements climatiques à Doha au Qatar, l’appel gabonais au maintien du protocole de Kyoto allait dans le même sens que la perception Djiboutienne des négociations engagées sur le climat.
Les deux chefs d’Etat se retrouveront encore cette fin de matinée au cours d’un déjeuner pour un échange devant marquer le clou de cette première visite de travail d’un président gabonais dans ce pays.