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Gabon: Politique / A l’approche des locales, l’UPG et Pierre Mamboundou n’excluent pas une participation à un gouvernement d’ « ouverture » à l’opposition

Bongo et son ami Pierre Mamboundou

Répondant à la question de savoir si oui ou non, l’Union du Peuple Gabonais (UPG) n’est plus un parti de l’opposition radicale et que conséquemment, le dialogue politique engagé avec le régime en place signifie l’acceptation prochaine de participer au gouvernement, Pierre Mamboundou n’a rien exclu quant à l’avenir, se contentant d’expliquer, pendant la conférence de presse, jeudi dernier, au siège du parti, à Libreville, qu’avant la composition de l’actuel cabinet Eyéghé Ndong, le pouvoir en place l’avait approché, en vue de faire son entrée dans ce gouvernement d’ouverture à l’opposition sans exclusive.

« J’ai décliné l’offre d’entrer au gouvernement parce que nous (UPG) ne pouvons pas collaborer avec le PDG (Parti Démocratique Gabonais, au pouvoir) sans condition. Nous aussi avons un programme de société et des idées claires à faire valoir » pour le pays, s’est-il justifié. Et d’ajouter, en plus, que « c’est un programme de société auquel adhère un nombre important des gabonais dans la mesure où au cours des deux dernières élections présidentielles l’UPG était classée deuxième dans les résultats officiels ».

Soucieux de convaincre l’opinion nationale, en particulier ses militants et sympathisants, que ses convictions d’opposant engagé sur le terrain demeurent inchangées, le leader de l’Union du peuple gabonais avait visiblement conscience de l’extrême sensibilité du contexte politique du moment, fondamentalement marqué par l’approche des élections locales en vue du renouvellement des mandats des Conseils municipaux et départementaux.

A preuve, l’ultime propos avancé avait une tonalité d’attaque, empreinte d’une réelle volonté de se rassurer et de rassurer les troupes : « on ne peut pas aller au gouvernement pieds et points liés, sinon ce serait aller à la soupe comme beaucoup l’ont fait » a affirmé Pierre Mamboundou raillant l’autre opposition devenue « conviviale » avant de signer la Charte des partis de la majorité présidentielle.

Cela dit, le député de Ndendé, avec lui son parti, l’UPG, affichent de bonnes dispositions à l’égard de la politique d’ouverture du président de la République, et se tiennent de façon implicite disposés à approfondir les discussions en vue de s’accorder sur une éventuelle participation à un gouvernement sous le règne de l’actuel chef de l’Etat, Omar Bongo Ondimba. Une idée pourtant jadis totalement bannie par le leader de l’opposition gabonaise.

En rappel, Pierre Mamboundou avait recueilli 16,54% des suffrages à la présidentielle de 1998 et 13,57% à celle de 2005, arrivant chaque fois en deuxième position derrière le président Bongo Ondimba réélu tour à tour avec plus de 66% en 1998 et 79,21% en 2005. Par ailleurs, le 19 avril 2006 après vingt ans de « radicalisme » et de refus de dialoguer directement avec le pouvoir, le leader de l’UPG s’est résolu à aller rencontrer au palais présidentiel sur le front de mer, pour la première fois, le président de la République gabonaise, pour désamorcer la tension sociale et politique née de la contestation par lui et ses partisans des résultats officiels de l’élection présidentielle de novembre 2005.

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