Autour du cyber-activiste vivant aux Etats-Unis d’Amérique et connu comme l’un des fondateurs du mouvement Bongo Doit Partir (BDP), une dynamique nommée La troisième voie Destitution-Transition-Élection vient d’être portée sur les fonts baptismaux.
Pour le mouvement révolutionnaire La troisième voie Destitution-Transition-Élection, les élections ne servent à rien au Gabon. La rue reste la voie la plus sûre pour engager des réformes et favoriser l’alternance. «Si nous allons aux élections avec Ali Bongo comme président et candidat en 2016, nous aurons légalisé sa situation par nos votes qui deviendront alors synonyme de référendum et plus personne ne pourra le poursuivre pour crime d’usage de faux après l’élection», a affirmé son porte-parole, estimant : «La voie électorale sans réformes préalables serait vouée à l’échec et, de ce fait, ne pourrait que garantir la pérennité au pouvoir du clan des Bongo Ondimba».
Selon les animateurs de La 3e voie-DTE, rien de bon ne peut se passer au Gabon avec un Bongo Ondimba et le système PDG au pouvoir. De leur point de vue, seule une destitution de l’actuel président de la République est à même d’ouvrir la voie à une démocratie respectueuse de la souveraineté nationale. «Une telle destitution n’est possible que si le peuple, reconnaissant la révolution comme la seule et unique voie vers la démocratie au Gabon, s’engage résolument dans les stratégies d’action populaires à même d’assurer la rupture d’avec le système Bongo-PDG», assurent-ils.