Aux enquêteurs gabonais de la Direction générale de la contre-ingérence, un ancien employé de Sericom a déclaré qu’à chaque visite de Guido Santullo au Gabon le directeur administratif et financier du groupe avait pour instruction de mettre à disposition une enveloppe de 250 millions de F CFA, destinés à la « réception et à l’entretien des personnalités » ainsi qu’à la « visite des chantiers ».
Visiteurs réguliers de Santullo, les ministres Magloire Ngambia et Étienne Ngoubou, ainsi que Landry Patrick Oyaya, ex-DGA de l’ANGTI, tous trois en prison. Mais aussi des ministres en poste : Yves Fernand Manfoumbi (Agriculture), Léon Nzouba (Santé), Françoise Assengone Obame (déléguée à l’Agriculture) et le DG du Cadastre, Auguste Akomezogho.
Par ailleurs, les cadres financiers de Sericom confirment que l’entrepreneur n’a préfinancé que deux chantiers, celui de Tchibanga-Mayumba et celui du pont sur la Banio. Tous les autres ont été financés par l’État.
Par Georges Dougueli